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Agenda

      Commémoration fin de la 2ème Guerre Mondiale 
  08/05/2013
10h
Monument aux morts

 

3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 22:41

Découvrez la nouvelle campagne du Parti socialiste à l'occasion du premier anniversaire de l'élection de François Hollande à la présidence de la République.

Vous trouverez ici le tract qui rappelle les principales actions du gouvernement depuis un an : 1an changement 1an changement

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 17:05

Le gouvernement a décidé, dans le cadre des concertations issues de la grande conférence sociale de juillet, d’abroger la journée de carence mise en oeuvre sous la présidence de Nicolas Sarkozy, pour faire de supposées économies mais aussi en raison du marronnier de la droite sur le traitement supposé plus favorable des fonctionnaires par rapport aux salariés du privé.


Les syndicats ont toujours demandé l’abrogation de ce jour de carence, le Parti socialiste aussi quand la droite l’a mis en  place.
Ce dispositif s’est révélé profondément inefficace :
il n’a pas eu les effets escomptés sur l’absentéisme des salariés. Une étude récente de la DARES démontre d’ailleurs que les comportements en matière d’arrêt de travail ne sont pas différents chez les fonctionnaires et chez les salariés du privé, et que deux tiers des salariés du privé bénéficient d’une prise en charge des jours de carence en application d’une convention de branche ou d’entreprise.

 

Le jour de carence dans la fonction publique a lui privé de toute rémunération 100% des agents publics pour le premier jour de leur arrêt maladie.

 

En outre, les économies budgétaires ont été minimes : l’abrogation du jour de carence représente une dépense de moins de 0,1 % de la masse salariale.


Pour néanmoins lutter contre les arrêts abusifs, le gouvernement a annoncé un renforcement du contrôle des arrêts  maladie dans la fonction publique.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 23:33
Après les emplois d’avenir, la refondation de l’école, les contrats de génération et l’encadrement des loyers, le Parti Socialiste salue les propositions du gouvernement qui met toutes ses forces au service de la grande promesse de François Hollande : faire que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012.
 
Au cœur de la « priorité jeunesse » du gouvernement, l’affirmation que les jeunes ne sont pas un problème mais la solution, et que toute politique en direction des jeunes doit s’élaborer avec eux. Chaque année, la situation des jeunes sera évaluée et un lien constant sera entretenu avec l’ensemble des représentants de la jeunesse dans sa diversité et son dynamisme.
 
Les socialistes avancent vers l’égalité avec la garantie universelle des risques locatifs et une mobilité européenne ouverte à tous avec un effort spécifique en direction de jeunes ultramarins. Le doublement du nombre de centres de santé universitaires et les actions visant à améliorer le taux de recours des jeunes à la CMU-C et à une complémentaire santé répondront également aux trop nombreux renoncements aux soins des jeunes. La mise en place d’un service public de l’orientation sera un pas important vers l’accès des jeunes à l’avenir auquel ils aspirent. Enfin, l’ouverture de négociations pour l’allocation d’études et de formation est une avancée historique pour enrayer le salariat étudiant, source d’échec à l’université.
 
La « garantie jeunes » est une révolution en matière d’insertion des jeunes pour 100 000 jeunes sortis du système sans qualification. D’un montant de 483 euros, l’aide sera forfaitisée et donnera lieu à un accompagnement personnalisé de chaque jeune, gage de réussite. La lutte contre la précarité des jeunes bénéficiera enfin du renforcement de la réglementation des stages et de la protection des stagiaires que la droite n’a jamais appliquée.
 
Le Parti Socialiste se joint au combat du gouvernement contre les discriminations par la création de 2000 emplois francs pour les jeunes des quartiers populaires, la diversification du recrutement dans la fonction publique et la mise en place de « testing » dans l’accès des jeunes à l’emploi, au logement et à la formation. Nous saluons également la détermination du gouvernement à lutter contre les contrôles au faciès par des mesures de déontologie et de formation des policiers. Enfin, le Parti Socialiste soutient le renforcement de la représentation des jeunes dans l’espace public en valorisant l’engagement associatif, politique et syndical, et en renforçant leur accès au service civique, quel que soit leur origine ou leur milieu social.
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 23:18
Le Parti socialiste salue la concertation menée par François Lamy, ministre chargé de la ville, qui a permis la mobilisation des acteurs de terrain, des citoyens et des élus locaux en faveur de nos quartiers. Elle est à la hauteur des urgences.
Le taux de chômage des jeunes est près de deux fois supérieur à celui des agglomérations où ils vivent. Un habitant sur quatre renonce à des soins pour raisons financières. Un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté.
Ce travail vient conforter les constats dressés par la Cour de Comptes en septembre 2012 : politique insuffisamment pilotée, manque d'articulation entre la rénovation urbaine et les enjeux sociaux, répartition insatisfaisante des crédits spécifiques de la politique de la ville. Depuis plus de 10 ans, la politique de la ville ne permet pas d’enrayer l’accroissement des inégalités entre les territoires.
L’accompagnement des quartiers relevant de la politique de la ville se fait trop souvent au détriment de la mobilisation de l’ensemble des politiques publiques dites de droit commun.
Face à cette situation, c’est toute la République qui doit se mobiliser en faveur de ces quartiers en matière :
  • d’emploi, ce qui est fait avec les emplois d’avenir et les nouveaux emplois francs ;
  • d’éducation avec la priorité donnée à l'enseignement primaire avec le dispositif "plus de maîtres que de classes" dans les ZUS, notamment pour permettre la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans ;
  • de santé avec le développement des maisons et centres de santé ;
  • Enfin, en matière de sécurité avec la création des zones prioritaires de sécurité et surtout avec un effort de prévention accru et une nouvelle relation police - population.
Dès décembre, le Premier ministre s’est engagé dans la bataille en mobilisant des crédits au sein de l’ensemble des ministères et des services publics pour concentrer leur action vers ces territoires. Le Parti socialiste salue et soutient cette démarche volontariste de promotion de l’égalité républicaine.
Avec une nouvelle génération de contrat, l’État s’engagera tant pour ces fonds de droit commun que pour ceux de la politique de la ville qui retrouveront leur vocation de renforcer l’effort. La France est fière de ses quartiers populaires et la République ne peut accepter qu’existent en son sein des villes pauvres et des territoires de relégués.
La nouvelle géographie permettra d’identifier des «quartiers prioritaires» et créer les conditions d’un véritable effet levier au service de l’égalité territoriale et enrayer les logiques de saupoudrage des crédits précédents.
L’implication des habitants est un enjeu prioritaire. C’est une condition de réussite pour ces territoires car elle exige de restaurer « un véritable pouvoir d’agir » des citoyens sur leur quartiers et sur leur destin.
Le Parti socialiste est fier de la réforme ambitieuse proposée par François Lamy qui rompt résolument avec la démarche de la droite.
Le gouvernement propose ainsi une réelle réponse qui allie développement humain et urbain pour les huit millions d’habitants des quartiers populaires et marque ainsi le retour de l’Etat.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:46

L’Assemblée nationale vient de voter le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe.  Ce vote marque un grand jour d’égalité pour la France  et une immense fierté pour les Socialistes : grâce à l’engagement de François Hollande, c'est une grande réforme de progrès qui voit le jour dans notre pays. 

 

C’est une victoire pour toute la société française : les familles ne seront plus démunies juridiquement, les enfants ne seront plus soumis à l’inégalité devant la loi, et toute la société bénéficiera d’une réforme au service des valeurs républicaines.

 

Les Socialistes sont aujourd’hui immensément fiers d’avoir conduit et défendu cette réforme à l’Assemblée nationale comme auprès de l’opinion publique.

 

Après la dépénalisation de l’homosexualité en 1982 et l’instauration du PACS il y a 15 ans, les socialistes montrent une fois de plus leur attachement à la reconnaissance de l’égalité des droits entre tous les couples.

 

Les 110 heures de débats au Palais Bourbon ont témoigné de la détermination de nos parlementaires à porter ce projet de grand progrès, qui permet la reconnaissance et la protection des couples de même sexe et de leurs enfants.

 

Ces débats ont aussi révélé la persistance à droite des idées les plus conservatrices sur l’homosexualité. Le Parti socialiste regrette que la droite ait préféré l’obstruction, et se soit parfois laissée aller aux dérapages injurieux ou homophobes.

 

Le Parti socialiste reste pleinement mobilisé pour le vote de la loi au Sénat.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:28

Le programme de travail du gouvernement est clair, ferme et ambitieux. Lors du séminaire du 4 janvier, il a à nouveau montré toute sa détermination pour l’emploi et pour conjuguer compétitivité économique et justice sociale.

 

Le gouvernement totalement mobilisé...

 

Nous devons bâtir un « nouveau modèle français », compétitif et solidaire. Tout doit

être mis en œuvre pour l’emploi, comme l’a exigé le président de la République.

 

Pour le rétablissement des comptes publics : un préalable

Le rétablissement des comptes publics sera poursuivi en 2013. C’est la condition pour rétablir nos marges de manœuvre, et c’est la contrepartie légitime de l’effort fiscal demandé aux Français.

 

Pour la bataille pour l’emploi

Le gouvernement est pleinement mobilisé : emplois d’avenir, contrats de génération et négociation sur la sécurisation de l’emploi, dont le gouvernement souhaite qu’elle débouche sur un accord ambitieux.

 

  • La bataille pour l’emploi exige de renforcer l’économie française. C’est le sens du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

  • La finance devra être mise davantage au service de l’économie : la réforme bancaire sera débattue au Parlement dès le mois de janvier.

Pour la préparation de l’avenir

Le gouvernement s’investit dans la préparation de l’avenir avec le projet de loi de refondation de l’école de la République, un projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, la transition énergétique et la mise en place de la stratégie d’investissement annoncée par le président de la République.

 

Pour la vie quotidienne des Français

  • Nous continuerons à agir pour améliorer la vie quotidienne des Français : règles de revalorisation du Smic, plan pluriannuel contre la pauvreté, projet de loi relatif à la protection des consommateurs et loi sur l’urbanisme et le logement.
  • Nous poursuivrons notre lutte contre les déserts médicaux pour permettre un même accès aux soins partout sur le territoire et renforcerons notre système de protection sociale.

Pour un État efficace

La modernisation de l’action publique sera poursuivie, avec un premier programme d’évaluation de 40 politiques publiques. Le projet de loi de décentralisation sera présenté en conseil des ministres au mois de mars. Nous renforcerons les services publics dans les zones rurales et défavorisées.

 

Pour de nouveaux droits, et pour la sécurité et la justice partout et pour tous

  • Nous renforcerons l’indépendance de la justice et l’efficacité de la politique pénale. Le gouvernement présentera au premier trimestre les dispositions relatives au noncumul des mandats.
  • Un projet de loi-cadre relatif aux droits des femmes sera présenté au mois de mai. Les débats au Parlement sur le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour tous les couples débuteront à la fin du mois de janvier.

  • Fin de vie : un projet de loi sera présenté avant la fin du mois de juin.

  • Politique d’immigration et d’intégration : juste, ferme et équilibrée.

  • Les prochains mois seront consacrés au déploiement des nouvelles zones de sécurité prioritaires.

  • Le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale sera achevé fin février. Il donnera lieu à un projet de loi de programmation militaire.

 

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:46

Pour le troisième mois consécutif en octobre, le commerce extérieur de la France a enregistré une légère amélioration. Le déficit commercial s'est réduit, grâce notamment à la hausse de l'excédent agricole et aux bonnes performances de la pharmacie et de la chimie.

Troisième réduction mensuelle consécutive du déficit commercial

Avec 37,8 milliards d'euros d'exportations et 42,5 milliards d'euros d'importations, le solde du commerce extérieur français a atteint, en octobre, - 4,7 milliards d'euros.
Ce déficit est en léger recul par rapport au mois de septembre, quand il s'élevait à - 5 milliards d'euros. Il est en baisse de 12 % sur les dix premiers mois de l'année comparé à la même période l'année dernière, et ce malgré un alourdissement de 5 milliards d'euros de la facture énergétique.

A l'annonce de ces résultats, Nicole Bricq a estimé qu'il importait « dorénavant d'inscrire ce léger mieux dans la durée, de l'amplifier aussi ». Pour cela, la ministre du commerce extérieur mise sur les quatre familles de produits dont elle a fait ses priorités, annoncées le 3 décembre : « mieux se nourrir », « mieux se soigner », « mieux vivre en ville », et « mieux communiquer ».

 

Les chiffres clés du commerce extérieur de la France en octobre 2012
  • 37,782 milliards d'euros d'exportations
  • 42,467 milliards d'euros d'importations
  • - 4,685 milliards d'euros de solde commercial

Les exportations industrielles redémarrent

L'amélioration du commerce extérieur en octobre s'explique par la hausse de l'excédent agricole, mais aussi par les bonnes performances de la pharmacie et de la chimie. Les exportations de produits pharmaceutiques se sont stabilisées à leur plus haut niveau et dans la plupart des branches industrielles, à l'exception de l'automobile, les ventes sont en hausse.

Le redressement des performances françaises touche surtout les pays européens et l'Amérique du Nord. Le déficit commercial de la France avec l'Union européenne s'est ainsi réduit d'un milliard d'euros le mois dernier, à -2,9 milliards d'euros.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:31

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Dans le document suivant vous retrouverez un certain nombre d'actions que le gouvernement  a engagé pour agir contre les inégalités.

Loin de ce que beaucoup prétendent, le gouvernement agit depuis plus de 6 mois pour rétablir la situation laissée par 10 and de gouvernement de droite.

Le changement est en route.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:35
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 19:01

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,


Au nom des socialistes, j’ai l’honneur de vous écrire pour vous faire part d’une conviction profonde, partagée par une majorité de nos compatriotes : le temps est venu que la République reconnaisse aux étrangers qui résident dans notre pays le droit de vote aux élections municipales.


Je m’adresse à vous par cette lettre pour contribuer à un débat serein et nécessaire au Parlement et, au delà de la représentation nationale, dans toute la société française.


Face à la crise économique, au délitement du lien social, à l’érosion de l’esprit civique, notre pays a plus que jamais besoin de se rassembler autour de ses valeurs de fraternité et d’égalité : j’appelle chacune et chacun de vous à examiner cette question en conscience et sans considération partisane, et à donner force de loi à une promesse que la République doit enfin tenir.


Contrairement aux idées reçues, cette promesse n’est pas née il y a trois décennies mais il y a plus de deux siècles. La Constitution de 1793 proposait déjà les droits civiques à « Tout étranger âgé de 21 ans (…) qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard (…) ou sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité ».

 

Au fil des ans, cette réforme d’intérêt général a pu être imaginée, défendue sur différents bancs de l’Assemblée nationale et du Sénat. Aujourd’hui, elle nécessite, vous le savez, une modification de la Constitution et donc une majorité des 3/5e du Parlement réuni en Congrès. Elle exige la mobilisation d’une large majorité, au-delà des clivages politiques traditionnels. C’est un défi pour tous les responsables politiques : les Parlementaires de la Nation seront-ils capables de dépasser leurs différences, au service de sa cohésion et de son message hérité des Lumières ?

 

Tous les grands progrès collectifs ont été portés dans notre pays par des femmes et des hommes de bonne volonté, qui ont su faire prévaloir l’unité nationale sur les affrontements partisans : la Sécurité sociale, la construction européenne, la légalisation de l’IVG ou encore l’abolition de la peine de mort témoignent de notre capacité à nous unir pour enrichir la République de nouveaux droits et de libertés nouvelles.

 

Le droit de vote des étrangers aux élections locales est déjà ouvert dans notre pays aux ressortissants de l’Union européenne et nul ne songerait à revenir sur cette avancée. Il existe dans de nombreux autres pays en Europe et à  travers le monde, aussi divers que la Corée du Sud, le Maroc ou la Norvège. Mais surtout, seize pays de l’Union européenne ont déjà accordé le droit de vote à l’ensemble ou à une partie de leurs résidents étrangers et non aux seuls communautaires.

 

Nos voisins britanniques l’appliquent aux ressortissants du Commonwealth, le Portugal à ceux du Brésil. Partout où il est appliqué, le droit de vote est un lien fort, vivant, entre l’étranger et le pays qui l’accueille, un premier pas dans la communauté nationale. Il ne faut donc pas l’opposer à la démarche de naturalisation, mais le considérer plutôt comme un encouragement, une étape, vers l’accès à la pleine citoyenneté.

 

En France, les étrangers qui vivent en situation régulière sur notre sol paient des impôts, travaillent, produisent de la richesse et contribuent à la solidarité nationale. Leurs enfants ont été élevés dans nos villes, dans nos villages, ils grandissent ou ont grandi avec les nôtres, dans les mêmes écoles, les mêmes clubs sportifs, les mêmes associations. Ce sont nos voisins, nos amis, nos parents parfois. L’âme de la France républicaine, c’est cette confi ance de notre Nation en ses nouveaux citoyens auxquels notre pays off re l’émancipation et demande l’intégration.

 

Il n’y a, de ma part, aucune naïveté ni aucun angélisme : le débat sur le droit de vote des étrangers soulève des questions qui méritent de recevoir des réponses.


La crise économique et sociale sans précédent que nous traversons exacerbe les communautarismes et les individualismes, personne ne le nie. Mais accorder le droit de vote aux étrangers est une arme pour lutter contre le repli identitaire et la fragmentation de la société comme de la Nation. Au lieu de redouter le mauvais usage d’un nouveau droit, il faut avoir confiance en la République, qui n’est jamais plus belle et rayonnante que lorsqu’elle est partagée.

 

Les droits nouveaux libèrent, la citoyenneté émancipe, l’adhésion à des valeurs communes rassemble. Le droit de vote renforcera la cohésion sociale, la démocratie locale, la sens du devoir civique, en associant chacun à notre destin commun.

 

Le droit de vote ne peut que renverser la tentation du refuge communautaire en étant une clé de l’intégration ! Je crois en la force de la citoyenneté pour faire partager l’esprit républicain.

 

D’aucuns redoutent une citoyenneté à deux vitesses et un aff aiblissement de la nationalité française, profondément liée au droit de vote. En réalité, le droit de vote sera un moment important dans les parcours d’intégration, comme l’apprentissage de notre langue et de nos valeurs.


Avec cette pratique démocratique, nous renforcerons la citoyenneté nationale.
Les inquiétudes relatives à la souveraineté nationale n’ont pas lieu d’être, s’agissant de conseillers municipaux étrangers qui, comme c’est déjà le cas pour les ressortissants de l’Union européenne, ne pourront être maires ni grands électeurs, et ne traiteront que d’aff aires locales. Quant à la crainte d’un vote sous infl uence, c’était déjà l’argument employé contre le droit de vote des femmes avant 1945.


De même, l’exigence d’une réciprocité dans les pays d’origine des étrangers ne saurait être un argument pour le rejet de cette réforme : la France, libre et indépendante, devrait-elle renoncer à adopter sur son sol des lois portant de nouveaux droits démocratiques parce qu’elles ne sont pas appliquées ailleurs ? Quel sens cela aurait-il de priver un étranger ou une étrangère d’un droit en France, de les sanctionner, parce que leur pays n’est pas une démocratie, ou est simplement moins avancé que le nôtre sur le plan des droits de l’Homme et des droits civiques ?

 

Alors que les discours extrémistes, les idées d’intolérance et de xénophobie, sont nourris par la crise, j’appelle tous les démocrates et les humanistes à se rassembler autour d’une grande loi de progrès, d’égalité et de fraternité. Mesdames et Messieurs les Parlementaires, au service de la Nation et de la République, faisons preuve de courage politique et d’audace démocratique !


Harlem Désir,

Premier secrétaire du Parti socialiste

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