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      Commémoration fin de la 2ème Guerre Mondiale 
  08/05/2013
10h
Monument aux morts

 

4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:35

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Plusieurs ministres (X. Bertrand, V. Pécresse) ont annoncé que la TVA sociale se ferait « avant
l'élection présidentielle ». Aussitôt, le Gouvernement a reçu le soutien du Medef : pour L. Parisot,
cette mesure « loin d'une faute sociale » serait « un avantage social ». La réalité est tout autre :
concrètement, la droite propose d'augmenter de plusieurs points la TVA.


La TVA ne peut pas être sociale : c'est l'impôt le plus injuste. Son poids est d'autant plus
important que les revenus des ménages sont faibles : elle représente 14 % du revenu des 10 %
des ménages les plus pauvres, contre 5 % du revenu des plus riches.


La droite fait porter les efforts par les plus modestes. Les deux plans de rigueur Sarkozy-
Fillon se sont traduits, notamm

ent, par la taxe sur les mutuelles (+4,7 % de hausse moyenne
des tarifs pour 2012) et par une hausse du prix du gaz de +4,4 % pour 10 millions de foyers,
mais aussi par le passage du taux réduit de TVA de 5,5 % à 7 %. Sont notamment concernés
la consommation d'eau, les transports en commun (+3,2 % de hausse en moyenne pour la
SNCF depuis le 1er janvier), le bois de chauffage, le logement social, les livres et fournitures
scolaires. Dans le même temps, la majorité UMP à l'Assemblée nationale a décidé de baisser
l'impôt sur la fortune et de supprimer la taxe exceptionnelle sur les nuitées dans les hôtels de
luxe ! Avec la « TVA anti-sociale », la droite veut dégrader un peu plus encore la vie
quotidienne des ménages modestes alors même qu'ils dépensent la totalité de leur revenu
quand les plus fortunés, eux, en épargnent l'essentiel. Les bas salaires, aujourd’hui exonérés
de cotisations patronales maladie-famille, subiront de plein fouet cette nouvelle hausse
d’impôt, alors qu’à l’inverse une bonne part des revenus du capital en seront exemptés, dès
lors que la TVA autorise la déduction intégrale des dépenses d’investissement.

 

En plus d’être injuste, la TVA anti-sociale Sarkozy entraînera un risque de récession.
Après avoir creusé la dette de 500 milliards d'euros et alors que la France compte un million
de chômeurs de plus qu'en 2007, le Président sortant promet sans dire comment de rétablir les
comptes publics et faire redémarrer la croissance. Une hausse de TVA, en plombant le
pouvoir d'achat des Français, entraînera une chute immédiate de la consommation. Elle
enfermera notre économie dans la récession, réduira le carnet de commande des entreprises,
aggravera plus encore le chômage et, au final, creusera les déficits publics.

 

Prétendre que « seuls les produits importés seront concernés » est mensonger. Non
seulement tous les produits et tous les services consommés ou utilisés en France par les
Français verront leur prix augmenter fortement, mais les importations représentent à peine un
tiers de la conso

mmation des ménages.

Promettre que cette mesure empêchera les délocalisations ne résiste pas à l'épreuve des
faits. Dans la compétition internationale, que vaudra une baisse des prix à l’exportation de 3%
ou 4 % quand l’essentiel du déficit de compétitivité de l'économie française n'est pas liée au
prix, mais à la perte de substance de notre industrie, l'insuffisant effort de recherche publique
et privée, le manque de financement pour que les PME puissent innover, grandir et exporter ?
Au contraire, il est plus que probable que la baisse d’impôt sera utilisée par nombre
d'entreprises – et d'abord les plus grandes – pour augmenter leur taux de marge, ce qui
augmentera le prix TTC des produits français et annulera le prétendu gain en compétitivité.
Qui peut penser qu'une hausse de 2 ou 3 points de tous les taux de TVA pour compenser ne
baisse de 2 à 3 points de cotisations patronales permettrait de combler le différentiel salarial
avec la Chine de l'ordre de 1 à 30 ?

 

L'alternative à cette politique qui a échoué et que la droite veut amplifier, c'est le projet
porté par François Hollande.
- Pour le redressement productif et la compétitivité-qualité à travers une politique
industrielle digne de ce nom dont les leviers sont une Banque publique d'investissement sous
forme de fonds régionaux, un livret d'épargne industrie, l'indispensable sécurisation des
parcours professionnels par la formation initiale et continue.
- Pour le soutien au pouvoir d'achat avec, notamment, un plan national de rénovation
thermique de l'habitat, la tarification progressive pour les consommations essentielles
d'énergie et d'eau, l'encadrement des loyers dans les zones de spéculation.
- Pour la justice fiscale à travers une réforme fondée sur deux principes forts : chacun doit
payer selon ses moyens et les revenus du capital doivent être soumis au même barème de
l'impôt que les revenus du travail.

Le sarkozysme a commencé en donnant aux riches et il se termine en taxant les pauvres :
après le paquet fiscal de 2007, le boulet fiscal de 2012 !

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